Château l'Évêque. Un rideau métallique, le T-800, et un client qui a retrouvé son enfance.

TS2I m'appelle avec une base d'images en tête. Tuyauterie Soudure Industrielle — le nom dit déjà tout, restait à trouver l'image qui le raconte. J'ai repris leurs pistes, retravaillé la composition, pour arriver à ce T-800 de Terminator en pleine soudure, étincelles à l'appui.

Le clin d'œil était trop bon pour le laisser filer : une entreprise qui soude, le cyborg le plus culte du cinéma en pleine réparation. Le genre d'évidence qui ne saute aux yeux qu'après coup.

Le support, lui, ne fait aucun cadeau. Un rideau métallique à lames, ce n'est pas un mur — chaque jointure casse la continuité de l'image, chaque pli avale un bout du dessin. Fallait composer avec, pas contre. Quatre à cinq jours de travail pour que le T-800 tienne debout, malgré les lames.

Le résultat a visiblement tapé plus loin que prévu. Le client, très satisfait, m'a parlé d'une pointe de nostalgie d'enfance en découvrant la pièce — Terminator, forcément, ça réveille des souvenirs de mercredis après-midi devant la télé. Mission remplie : un rideau de fer devenu un bout de cinéma, planté au milieu d'une zone industrielle.

Précédent
Précédent

Le boviduc de Grun Bordas.

Suivant
Suivant

Vergt, mars 2025. Douze ados, deux jours, une toile qui devient leur toile.